Les organismes dans la jungle sont en compétition intense les uns avec les autres. La sélection naturelle issue de cette compétition a conduit à la création de plantes et d'animaux assez extraordinaires. Il n’est pas étonnant que vous trouviez les oiseaux les plus bizarres et colorés, les plus grands arbres, et certains des prédateurs les plus féroces cachés profondément dans les jungles de la Terre. Avec certains des organismes les plus beaux et étranges au monde, les jungles cachent aussi certaines des espèces les plus dangereuses.
Par exemple, les jungles d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud abritent les deux piqûres d’insectes les plus douloureuses connues de l’homme : la fourmi balle et la guêpe tarentule. Les forêts tropicales en Inde et en Australie abritent certains des serpents les plus mortels au monde. La forêt amazonienne est le foyer d’animaux notoirement effrayants comme les anguilles électriques et les piranhas. Bien sûr, les environnements du monde entier ont leurs propres dangers. Mais il semble que les jungles comptent certainement plus que leur part d'organismes dangereux.
Qu’en est-il des plantes dangereuses de la jungle ?
Certaines des plantes les plus effrayantes et dangereuses au monde se trouvent dans les jungles. Ces plantes donnent du fil à retordre à n’importe quel animal dans la lutte pour devenir l’organisme le plus dangereux de la jungle.
Les plantes, comme tous les êtres vivants, doivent se défendre contre les menaces potentielles. Parmi les défenses les plus courantes, on trouve les épines acérées, la couverture d’huiles irritantes et le fait de rendre un animal (ou un humain) malade en mangeant ses feuilles ou ses fruits. Ces caractéristiques physiques et chimiques utilisées par les plantes pour se protéger des animaux sont devenues si extrêmes que les humains devraient rester très, très loin. Donc, voici les 3 plantes de jungle les plus dangereuses dont vous devez absolument vous méfier !
Ricin (Ricinus communis)
Le ricin est une plante commune que l’on trouve fréquemment en bordure de route et qui est aujourd’hui répandue à travers les tropiques, mais elle est originaire de l’Afrique de l’Est. Cet arbuste envahissant peut atteindre jusqu’à 12 mètres (39 pieds) et couvre les berges des rivières et les bas-côtés des routes dans sa zone de répartition.
Un produit courant extrait des graines de cette plante est l’huile de ricin. Ce liquide est utilisé dans la production alimentaire comme conservateur, ainsi qu’en médecine pour une variété de bienfaits. L’huile de ricin est dérivée de la graine de la plante de ricin, qui ironiquement contient aussi l’un des poisons les plus mortels connus de l’homme.
La toxine cachée dans les graines de ricin, appelée ricine, est notoirement dangereuse. Vous reconnaîtrez peut-être le nom de ce poison grâce à son utilisation infâme dans la série télévisée Breaking Bad. Dans la réalité, ce poison a été utilisé avec succès dans l’assassinat d’un journaliste bulgare.
Il va sans dire qu’il faut éviter de manger du ricin. Toute partie de la plante peut potentiellement contenir de la ricine, donc la consommation de la tige, des feuilles et bien sûr du fruit est à proscrire. Le ricin est une plante ornementale courante. Si vous avez des enfants curieux ou des animaux domestiques, il est préférable de garder cette plante hors de votre jardin, car une seule graine suffit à tuer un jeune enfant.

Arbre-Canon (Couroupita guianensis)
Dans certaines jungles d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, un arbre imposant porte un fruit qui pourrait facilement tuer un humain. Le fruit n’est pas toxique cependant. En fait, il est parfaitement comestible et possède même diverses propriétés médicinales. Le fruit n’est dangereux que lorsqu'il est combiné avec la gravité.
L’arbre-canon a des fruits qui pendent sur le côté du tronc. Leur taille et leur poids expliquent facilement l’origine de son nom ! Les fruits lourds se dispersent en tombant au sol et en s’ouvrant, ce qui expose les graines à l’intérieur. La coque extérieure est incroyablement dure et épaisse, donc le fruit doit heurter le sol avec suffisamment de force pour se casser. C’est ce qui rend l’arbre si dangereux. Si vous avez la malchance d’être juste en dessous d’un arbre-canon lorsqu’un fruit vous tombe sur la tête, vous serez assommé instantanément.
Cet arbre appartient à la même famille que le cajou du Brésil (Lecythidaceae). Les arbres à noix du Brésil ont un fruit très similaire, avec des dangers similaires pour ceux qui récoltent les noix sur ces arbres. Les personnes qui travaillent avec les noix du Brésil et l’arbre-canon portent souvent des casques de protection lorsqu’elles sont en forêt, afin de ne pas être assommées par les plantes elles-mêmes avec lesquelles elles travaillent.

Photo par : Marina Hurley
Gympie-Gympie, ou la Plante du Suicide (Dendrocnide moroides)
Si une plante porte le nom commun de « plante du suicide », vous devriez probablement rester aussi loin que possible. Elle appartient à la même famille que l’ortie, les Urticaceae. Cette plante est en gros la sœur plus grande et plus méchante de l’ortie. La plante du suicide, au nom approprié, se défend exactement de la même manière que les orties. Elle est couverte de petits poils creux qui, au contact, percent la peau. Comme si cela ne suffisait pas, elle est en fait capable d'injecter une toxine sous la peau. Ses poils fonctionnent très semblablement à une aiguille hypodermique.
Après un contact avec la plante, la douleur qui s’ensuit est apparemment l’une des expériences les plus atroces qu’on puisse endurer. Une douleur instantanée de piqûres et de brûlures est ressentie en premier, et elle s’intensifie avec le temps. La douleur d’une piqûre peut durer des heures, voire des jours. Un homme aurait même dû être attaché à un lit d’hôpital pendant trois semaines à cause de la douleur !
Une des pires choses à propos de cette plante redoutable est que les poils sont si fins et légers qu’ils deviennent souvent aéroportés. Ces poils flottants et urticants peuvent entrer en contact avec la peau même si vous êtes éloigné. Pire encore, ils peuvent être inhalés et causer de graves dommages à la gorge et aux poumons. Les chercheurs qui étudient le Gympie-Gympie (oui, il y a réellement des personnes qui recherchent cette plante) choisissent de porter des respirateurs et des gants en caoutchouc spéciaux pour l’étudier.


